Fédération
Mayenne
Accueil > Actualités > Jean Arthuis sollicite votre soutien à sa candidature à la présidence de l'UDI

Actualités


Jean Arthuis sollicite votre soutien à sa candidature à la présidence de l'UDI

Le 08/07/2014

Télécharger le bulletin de parrainage !

Jean Arthuis

Paris, le 30 juin 2014

Madame, Monsieur,
 

Dans le droit fil de la motion que j’ai soutenue devant le Conseil national du 14 juin, j’ai décidé de faire acte de candidature à la présidence de l’UDI.
 

Au moment où le pays s’enfonce dans le déclin, le monde politique est en accusation. C’est peu dire que la gouvernance publique, sous des majorités de droite comme de gauche, dysfonctionne et reste inerte face à la nécessité de réformer en profondeur les structures, les lois et règlements pour relever les défis de la mondialisation. 
 

La chronique réservée aux partis politiques est accablante. L’actualité nous livre quotidiennement un flot d’informations nauséabondes. La société peut-elle plus longtemps supporter une sphère administrative, une puissance publique, dont le délitement et  l’impéritie lui donnent toutes les allures du parasitisme ?
 

Nous sommes venus à l’UDI pour rassembler tous les membres de la famille centriste et construire un parti moderne, capable d’exprimer une vision de notre avenir, de mettre en forme un projet cohérent de requalification de la France, d’assumer le partage de nos prérogatives de souveraineté avec nos partenaires européens pour reprendre notre destin en main. Ce rassemblement doit se prolonger au-delà de notre parti et s’ouvrir aux militants du Modem.
 

Si nous pouvons être fiers du parcours accompli, avec Jean-Louis Borloo, depuis le congrès fondateur du 21 octobre 2012, reconnaissons que notre gouvernance reste largement en deçà des exigences d’efficacité. L’UDI ne peut être une addition  de chapelles. J’ai pu mesurer à quel point nous sommes empêtrés dans des considérations de personnes et de financements. Querelles dérisoires qui hypothèquent notre investissement dans la préparation de notre projet pour la France et pour l’Europe. 
 

Par ma candidature, j’entends défendre l’unité de notre parti et préparer la fusion des composantes. Ce mouvement général répond également à l’urgence d’associer pleinement les nombreux « adhérents directs » qui nous ont rejoints. Il importe de respecter les différents courants philosophiques qui enrichissent notre rassemblement mais à l’intérieur d’une maison unique et d’un système de financement unifié. Il ne saurait être question d’aller aux prochaines élections législatives sous différentes étiquettes centristes. L’épreuve de 2012 laisse un souvenir suffisamment amer pour nous mettre à l’abri de son retour. Ne perdons pas de temps, les législatives peuvent intervenir avant 2017. La nostalgie de l’UDF ne doit pas nous faire oublier que c’est son caractère confédéral qui a abouti à son éclatement.
 

En second lieu, si nous voulons assurer la réussite de notre parti, son président n’a pas vocation à promouvoir sa candidature à la Présidence de la République. Il s’agit de rompre avec une pratique qui a transformé les partis politiques en instrument de promotion personnelle, avec tous les phénomènes d’écurie, de cour et de clan. Nous ne nous sommes pas engagés à l’UDI pour plonger dans cette caricature. En revanche, le parti aide les futurs candidats à l’élection présidentielle, et se donne les moyens de choisir celle ou celui qui réunit les meilleures chances de réussite, avec la claire conscience que la présidentialisation du régime met en péril le bon fonctionnement de notre démocratie. Il n’est plus supportable que tout dépende de l’Elysée.
 

Toutefois, tout cela est secondaire au regard de la défense de véritables convictions dans l’arène publique. Le centrisme, ce n’est ni la tiédeur ni la mollesse : c’est le sens de l’équilibre, de la justice et de la mesure. Pour enrayer le déclin et requalifier la France, l’UDI doit oser défendre des propositions courageuses et lucides telles que le retour des 39 heures dans le privé et le public, la TVA sociale en vue d’alléger le coût du travail et de financer autrement notre protection sociale, l’allégement des normes et le renforcement de la responsabilité des acteurs locaux, la taxe carbone, et la taxe anti-dumping social à nos frontières européennes. L’Etat providence est en ruine, il affaiblit l’Etat stratège, l’Etat garant de la sécurité et de la Justice. Le redressement appelle un allègement de la sphère publique compensée par une implication des citoyens en attente de plus amples marges de liberté. C’est vrai pour l’éducation comme pour la transition énergétique. J’aurai l’occasion de décliner ces thèmes cruciaux, et d’autres, d’ici le vote d’octobre. 
 

Le parti a deux missions :

  • Proposer et mettre en débat une vision du monde en devenir, un projet pour la France en harmonie avec les enjeux européens ;
  • Former les leaders de demain, avec méthode et rigueur. Cette démarche est lancée avec bonheur. Le nombre et la qualité des candidats témoignent de l’espoir qu’a fait naître la création de l’UDI.

Nous avons donc le devoir de mettre en place l’organisation et la gouvernance appropriées.
 

Tel est le cap de l’ambition qui m’anime. Candidat à la présidence de l’UDI, je ne suis donc pas candidat à l’élection présidentielle. Je veux donner du sens à mon engagement politique. C’est pour cela que je crois devoir prendre mes responsabilités dans la refondation de notre famille politique.
 

Mais pour être candidat à la présidence de l’UDI, je dois recevoir au moins cinq cents parrainages. Je viens donc solliciter le vôtre (formulaire joint). Si vous partagez mon analyse, je vous serais très reconnaissant de m’apporter votre soutien avant le dépôt des candidatures, fixé au 13 juillet.
 

Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean Arthuis

Téléchargez le bulletin de parrainage

www.parti-udi.fr
Mentions légalesPlan du siteContact