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Mineurs étrangers isolés : il faut un financement fondé sur la solidarité nationale

Le 22/08/2013

APF - mercredi 7 août


Mineurs isolés étrangers: Jean Arthuis retirera son arrêté après un rendez-vous à la chancellerie

RENNES (France), 07 août 2013 (AFP) - - Le président du Conseil général de Mayenne, Jean Arthuis (UDI), retirera son arrêté mettant un terme à l'accueil de nouveaux mineurs étrangers dans son département après un rendez-vous à la Chancellerie, aux alentours du 20 août, a-t-il annoncé mercredi à l'AFP.

 "J'ai un rendez-vous prévu autour du 20 août à la Chancellerie. J'attends cet entretien pour retirer cet arrêté", a déclaré M. Arthuis, joint par téléphone.

 "J'ai toujours dit que c'était un arrêté provisoire et qu'il visait à tirer un signal d'alarme", a expliqué le sénateur. 

M. Arthuis avait signé, le 24 juillet dernier, un arrêté mettant fin "à tout nouvel accueil de jeunes étrangers isolés par le service de l'aide sociale à l'enfance".

 Dans un communiqué commun mardi soir, les ministres de la Justice, Christiane Taubira, et de l'Intérieur, Manuel Valls, avaient déploré la décision de M. Arthuis, qualifiée d'"illégale". A travers cette décision, le département se met "en contravention avec la loi", avaient estimé les deux ministres, précisant que le préfet de Mayenne avait demandé le retrait de "cet acte illégal" et menacé de contester cet arrêté devant la justice administrative.

 "Nous avons 57 jeunes mineurs étrangers en Mayenne avec une augmentation extrêmement sensible ces derniers temps. (...) Nous sommes en présence de filières d'immigration clandestine", a poursuiv M. Arthuis, mettant à nouveau en cause l'action de la police de l'air et des frontières (PAF).

 "Il faut absolument revoir le mode de financement de l'accueil des mineurs étrangers isolés. Cet accueil fait partie des obligations de la France mais il faut un financement fondé sur une solidarité nationale", a-t-il estimé.

 "Nous sommes à saturation. Madame Taubira sait bien ce que ça veut dire, être à saturation, comme l'a montré l'affaire à la prison de Chartres", le week-end dernier, a ajouté l'homme politique, en référence à la polémique née après la remise en liberté de trois mis en examen, faute de place à la prison.

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