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PAC 2014/2020 : menaces sur l'élevage et l'agroalimentaire ?

Le 24/04/2013

lundi 29 avril à 14 h - Changé - salle des Nymphéas

Jean Arthuis, Yannick Favennec, François Zocchetto et Olivier Richefou vous convient au débat :

 PAC 2014-2020 : Menaces sur l’élevage et l’agrolimentaire ? 

 Le lundi 29 avril 2013 - 14h - Changé- salle des Nymphéas (derrière la mairie)

 Avec la participation de : 

  • Michel DANTIN, Député européen, membre de la Commission Agriculture
  • Jean-Christophe BUREAU, Professeur à AgroParisTech, chercheur à l’INRA
  • Nicolas-Jean BREHON, Universitaire, chroniqueur à  La France Agricole 
  • Thierry MEYER, Directeur général de Socopa
  • Pascal BRETON, ancien Directeur général du groupe Bongrain

 Débat animé par Jean Arthuis, Vice-Président « Europe » de l’UDI, Sénateur de la Mayenne

 ENTREE  LIBRE

PAC 2014-2020 : menaces sur l’élevage et l’agroalimentaire ?

En 2004, la France était le premier pays exportateur mondial de produits agricoles transformés. En 2011, elle se situe au 4e rang derrière les Etats-Unis, les Pays-Bas (grâce à leur plateforme d’achat/vente) et l’Allemagne (notamment par l’essor des industries allemandes du secteur viande et produit laitier). Hors ventes de vins et spiritueux, le solde des industries agroalimentaires est déficitaire depuis 2005.

Les réformes successives de la PAC ont participé à la dynamique de dérégulation des marchés. Depuis le milieu des années 1990, plusieurs indicateurs montrent la fragilisation des filières d’élevage en France, le premier étant la dégradation du solde commercial des produits carnés. La filière bovine française est actuellement confrontée à une contraction de la demande européenne de bovins.

 Aussi, les éleveurs français de viande bovine s’interrogent-ils sur leur avenir : ils sont affaiblis par la hausse du coût des matières premières destinées à l’alimentation du bétail et du prix du pétrole intervenant dans les charges de mécanisation et de fertilisation; ils sont en outre inquiets des conséquences sur le prix d’achat des bovins finis et sur leur pouvoir de négociation.

 L’ensemble des acteurs de la filière doit donc faire face à de nouveaux enjeux : le devenir des veaux allaitants français, la localisation de la production et l’approvisionnement des outils industriels français. En bénéficiant d’une main-d’œuvre bon marché (issue des anciens pays d’Europe de l’Est) et de structures foncières des anciennes exploitations agricoles collectives de l’Allemagne de l’Est, la République Fédérale a gagné la bataille des marchés, basée sur des volumes de production importants à bas prix. L’heure salariée dans un abattoir allemand est aujourd’hui inférieure de 10 euros à celle d’un abattoir mayennais.

 En Mayenne (département qui compte environ 10 000 éleveurs et premier département de France pour la production de viande bovine), la tendance à l’abandon de l’élevage par nombre d’exploitants pour se tourner vers les céréales se poursuit ; cette production est plus rémunératrice et moins contraignante, La Mayenne est dangereusement menacée par la chute de la production bovine qui a pour conséquence, outre la destruction d’emplois dans l’agroalimentaire – qui compte aujourd’hui environ 6 000 salariés –, la destruction du bocage transformé en étendues de maïs ou autre culture uniforme, à l’instar du sud ou du centre de la France.

  

Que prévoit la PAC 2014-2020 ?

Quelles décisions pourront négocier les parlementaires au niveau national ?

Les céréaliers bénéficient d’un contexte durablement favorable du fait du marché mondial des céréales. Les prix ne sont pas soumis à la dictature, à l’impérialisme des centrales d’achat de la grande distribution. En revanche, les éleveurs sont soumis à de très fortes contraintes sur les charges (achat d’aliments, contraintes sanitaires et environnementales) mais également à des contraintes sur les produits (étranglement par la grande distribution). La PAC ne peut plus distribuer des subsides publics de façon indifférenciée. La solidarité entre agriculteurs doit  être la règle première de cette nouvelle PAC, les premiers acceptant un plafonnement de leurs aides au profit des seconds.

Les intervenants :

 

Michel DANTIN est actuellement député européen (UMP-PPE), membre de la Commission de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen. Son parcours :

–        Conseiller, puis directeur d'organisations professionnelles agricoles en Savoie (1981-2002). Conseiller d'Hervé Gaymard, ministre de l'agriculture (2002-2004). Chargé de mission à l'Inspection générale de l'agriculture (2005-2007).

–        Conseiller technique de Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture (2007). Conseiller spécial de Michel Barnier, ministre de l'agriculture (2007-2009). Conseiller municipal de Chambéry (depuis 1983). Adjoint au maire de Chambéry (1983-1989). Conseiller général de la Savoie (1985-1998). Vice-président du conseil général de la Savoie en charge de l'environnement (1994-1998).

–        Membre (depuis 1985), puis président (depuis 2008) du comité de bassin Rhône-Méditerranée. Président du comité de bassin versant du lac du Bourget (Savoie) (depuis 1999). Président de la Fondation du Bocage (Savoie), œuvre sociale reconnue d'utilité publique (depuis 2001).

 

Jean-Christophe BUREAU est professeur à AgroParisTech et chercheur à l'Institut national de la recherche agroalimentaire (INRA). Il participe aux travaux de la Commission de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen.

 Quelques publications :

 Bureau J.C. Marchés, échanges et politiques agricoles, in : T. Doré et O. Rechauchère, eds, "La question agricole mondiale". Paris : La Documentation Française, 2010.

Bureau, J.C., La Politique Agricole Commune après 2013. Les enjeux et la position des acteursin : Futuribles, (2010), n° 369. pp. 45-61.

  

Nicolas-Jean BREHON est universitaire, spécialiste des questions budgétaires européennes. Il enseigne à l’université Paris I Panthéon –Sorbonne et à l’IHEDREA.

Nicolas-Jean Brehon a été chroniqueur au Monde de l’économie pendant onze ans (1999/ 2010) et est aujourd’hui chroniqueur à La France agricole.

 

Pascal BRETON est ancien Directeur général du groupe Bongrain.

 

Thierry MEYER est Directeur général de SOCOPA Viandes (groupe Bigard).

 

 

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